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La Première ministre britannique met en garde les États-Unis contre Vladimir Poutine

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La Première ministre britannique, Theresa May, qui rencontre Donald Trump vendredi à Washington, s’est exprimée jeudi lors d’un discours à Philadelphie. Elle met notamment en garde les États-Unis contre Vladimir Poutine.

La Première ministre britannique Theresa May a mis en garde jeudi 26 janvier les États-Unis contre le dirigeant russe Vladimir Poutine, duquel le président américain Donald Trump a souhaité se rapprocher. « Quand on parle de la Russie, il est sage comme souvent de prendre exemple sur le président [Ronald] Reagan qui, dans ses négociations avec son homologue russe d’alors Mikhaïl Gorbatchev, avait l’habitude de suivre cet adage ‘faites confiance, mais vérifiez’. Avec le président Poutine, mon conseil c’est ‘coopérez, mais prenez garde’ », a déclaré Theresa May, qui s’exprimait devant les républicains américains réunis à Philadelphie. Elle sera vendredi le premier dirigeant étranger à rencontrer Donald Trump depuis son accession au pouvoir.

« Les Nations unies ont besoin d’être réformées mais restent vitales », notamment dans la lutte contre le terrorisme ou le changement climatique, a affirmé la Première ministre, défendant également le rôle de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et l’importance cruciale de l’Otan, « pierre angulaire de la défense de l’Occident » éreintée à maintes reprises par Donald Trump.

« Parfois les contrairers s’attirent »

Cette fille de pasteur réservée, deuxième femme Premier ministre du Royaume-Uni après Margaret Thatcher, a en apparence peu de points communs avec le bouillant milliardaire et son voyage lui a valu des critiques dans son pays. Mais elle a confié dans l’avion qui l’emmenait aux États-Unis que « parfois les contraires s’attirent ».

Arrivée au pouvoir après le vote des Britanniques en faveur d’une sortie de leur pays de l’Union européenne (Brexit), la dirigeante conservatrice a été ovationnée quand elle a promis de maintenir son pays et les États-Unis dans une « relation spéciale Le gouvernement britannique publie son projet de loi sur le déclenchement du Brexit

« Nous, nos deux pays ensemble, avons une responsabilité commune. Car lorsque les autres avancent pendant que nous reculons, ce n’est pas bon pour l’Amérique, pour le Royaume-Uni et le monde », a-t-elle déclaré, en évoquant la coopération en pleine Guerre froide entre l’ancienne Première ministre Margaret Thatcher et l’ex-président américain Ronald Reagan.

Éventuel accord commercial

Theresa May s’est aussi montrée désireuse d’entamer des négociations sur un éventuel accord commercial, appelé de ses vœux par Donald Trump, entre les deux pays après le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Dans une allusion aux conflits en Irak et en Afghanistan, elle a comme Donald Trump assuré que « les jours d’une intervention du Royaume-Uni et de l’Amérique dans des pays souverains pour tenter de remodeler le monde à notre image sont terminés », tout en ajoutant que « nous ne pouvons pas non plus rester sans rien faire quand la menace est réelle et quand c’est dans notre intérêt d’intervenir ».

Enfin, la dirigeante britannique a défendu l’accord international sur le nucléaire iranien, dénoncé par Donald Trump, tout en précisant qu’il devrait être « contrôlé très rigoureusement ».

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